L’école publique est-elle un lieu fréquentable pour des enfants ???

Publié le par Collectif des 12 South-Parkois

Catégorie : II] Pour vivre heureux, ne vivons pas cachés

                        les uns des autres !

Thème : 3) Se couper du monde n’est pas s’en protéger !

 

 

Fiche de visionnage n°10 : Épisode 44 (saison 3, épisode 13)

Les comptines du singe batteur

 

 

 

Analyse philosophique des extrêmes : L’école publique est-elle un lieu fréquentable pour des enfants ???

 

 

  • Les pros : Les enfants, Mark,
  • Les antis : Les parents Cotswolds, Cartman.

  

  • Thèse : L’école publique permet de se rencontrer et d’évoluer ;
  • Antithèse : La scolarisation à domicile est plus efficace ;
  • Synthèse : L’école forme de futurs Citoyens malins !

 

 

Il était une fois à South Park la mère de Cartman qui lui apportait un cadeau. Son fils s’attend à un jeu vidéo, un laser de SpaceMan ou une poupée de Dave l’homme-grenouille, mais non ! Il s’agit plutôt des Comptines du singe batteur, une nouvelle méthode d’orthographe qui l’aidera à gagner le concours d’orthographe.

 

 

Introduction :

 

 

La scolarisation à domicile était au départ essentiellement destinée aux enfants malades ne pouvant suivre une scolarité normale, puis certains parents ont demandé et obtenu le droit de s’occuper eux-mêmes de l’instruction de leurs enfants.

 

Plutôt que de faire confiance à l’école publique, un certain nombre de parents préfèrent à présent placer leurs enfants dans des écoles privées ou directement à leur domicile. La qualité des enseignements est leur première préoccupation, mais ils comptent également sur la sérénité de l’environnement de travail pour donner les meilleures chances à leurs enfants.

 

L’école publique est un très bon endroit pour que les enfants se rencontrent, partagent leurs jeux et leurs sentiments. Malheureusement, tout est loin d’être rose dans la transmission des savoirs et les bleus sont fréquents dans la cour de récré.

En somme, l’école publique est-elle un lieu fréquentable pour des enfants ???

 

 

Thèse en faveur de la socialisation par la scolarisation

 

Pour faciliter l’intégration de l’autre, il est déjà nécessaire de le connaître, après ça le fait ou pas mais au moins on a jugé sur pièce !

Le simple fait de savoir que des enfants habitent dans le coin mais qu’on ne les voit jamais les rend "suspects" au regard des autres gamins. De fait, quand on sera amené à les croiser, si jamais c’est le cas, soit au mieux on les ignorera, soit on s’en prendra à eux pour le simple fait qu’ils sortent de la norme qui veut que tout le monde en passe par l’école. Des gamins peuvent avoir un parcours scolaire différent, mais il est important qu’ils ne vivent pas en reclus des autres enfants.

Quand, lors du concours d’orthographe, la mairesse présente pour la première fois deux enfants scolarisés à domicile, Cartman ne les connaît pas et se demande ce qu’ils viennent foutre là ! Jimmy estime même que ce n’est pas juste, que des enfants scolarisés à domicile ne devraient pas avoir le droit de participer ! Kyle ignore carrément le concept de scolarisation à domicile, alors que Stan s’étonne de voir ces gamins qu’il n’a jamais vus auparavant ! Il pose d’ailleurs la question à Mark, l’un des enfants, lui demandant pourquoi on ne les a jamais vus. Ce n’est pas qu’ils vivent dans les bois comme Stan pourrait le penser, vu qu’ils vivent depuis toujours dans une maison à proximité, mais ils ne vont pas à l’école car ils apprennent chez eux, ce qui ne lasse pas d’étonner Stan ! Mark aussi est très curieux des autres, il demande d’ailleurs à ses parents d’aller à l’école afin de s’amuser avec les autres enfants, qui ont l’air de tellement s’éclater ! Pour sa mère c’est incompréhensible, vu que son fils a tous les après-midi pour jouer. Mais Mark veut essayer un peu l’école publique, ne serait-ce qu’un certain temps pour voir comment sont les autres enfants !

 

À force de tourner en rond dans un vase clos, on développe son propre univers, influencé uniquement par son entourage, qui peut éloigner de la réalité !

La réalité est une construction de l’esprit basée sur des mœurs, des codes sociaux et moraux, qui font que l’on peut échanger des idées et établir des liens avec autrui. Quand on est coupé du monde et donc façonné par un nombre restreint de source d’influence, on développe une réalité parallèle qui ne fonctionne que dans le cadre de son propre système de penser. Forcément, au moment de vouloir ou de devoir communiquer avec les autres, l’abîme se révèle et complique beaucoup les choses.

Cartman va droit au but : ces enfants scolarisés, Mark et Rebecca, ont autant de personnalité qu’un gant de toilette ! Kyle demandant son nom à Rebecca, celle-ci ne sait même pas ce qu’est un nom, ce qui n’empêche pas Kyle d’être scotché par cette belle brunette. Quand la famille part pour aller mettre les trophées dans une vitrine, Stan hallucine comme ils sont graves, et les parents aussi, mais Kyle lorgne toujours sur Rebecca. Il se rend le soir-même chez elle. Sa mère ouvre et Kyle demande si Rebecca est là. Elle confirme, mais reste plantée là jusqu’à ce que Kyle demande à parler à sa fille. Quand celle-ci arrive, ils s’échangent les politesses d’usage, mais comme la mère reste figée sur place, Kyle coupe court à la "discussion" et s’en va, visiblement déçu. Il revient plus tard lui faire une sérénade sous sa fenêtre, chantant « Partout où je vais, Je pense à toi, Rebecca, Je ne sais plus quoi faire, Rebecca, T’es si belle, J’aimerais te connaître mieux, Que dirais-tu de sortir avec moi, Tu es vraiment trop jolie, Rebecca, Rebecca, tu es trop jolie, T’es un canon ». Délicate attention, sauf que Rebecca n’a rien compris : par les barreaux de sa fenêtre elle jette quelques pièces dans son étui à guitare, tel à un clochard de l’amour. Kyle en discute à la cafétéria avec ses potes, n’étant pas sûr qu’elle comprenne tout ce qu’il lui dise, comme si elle venait d’une autre planète. Toutefois il ne lâche pas l’affaire et se repointe chez elle pour lui parler d’un bal à l’école. Elle ne lui laisse pas finir sa phrase qu’elle lui propose d’aller jouer dans sa chambre et l’embarque. Son père, demandant à Mark où est sa sœur, s’entend répondre qu’elle joue au docteur avec Kyle et rejoint la chambre tout affolé. Il la somme de ne pas jouer à ces jeux pervers avec ce garçon, mais elle ne fait qu’extraire la tumeur de son cortex cérébral, au risque sinon d’une infection des marqueurs synaptiques. Son père met fin à l’opération car il est l’heure de faire ses devoirs et Kyle la relance sur sa proposition : il y a le lendemain le bal commémoratif de la Baie des cochons et il lui/se demande si ça lui dirait de venir. Elle ira, peut-être qu’ils se verront là-bas. Euh, certes, mais Kyle pensait plutôt y aller ensemble. Pour elle ce n’est pas la peine, son père l’emmènera. Kyle n’en peut plus de cette incompréhension flagrante et s’en tape la tête dénudée par l’opération contre une chaise. Il tente par la suite le tout pour le tout en lui écrivant un mot sur son chien. Ils s’assoient alors tout les deux dans le jardin du père. Kyle lui montre une petite lueur tremblotante, lui expliquant que c’est une école, où l’on trouve à l’intérieur des enfants comme elle et lui (enfin surtout comme lui, puisqu’elle – toujours autant à l’ouest – se demande comment on peut aller à l’école dans une lueur tremblotante ?). Elle qui est toujours enfermée chez elle à étudier, Kyle l’interroge pour savoir si elle n’a jamais envie de sortir. Preuve ultime qu’ils ne sont pas du même monde, elle se demande bien ce qu’il peut y avoir à part les études. Pour Kyle, il y a essentiellement l’amour, expliquant à Rebecca qui ignore également cela que c’est la chose la plus importante sur Terre. Lui tendant une perche, Kyle développe son propos en disant que quand un garçon et une fille s’aiment, ils s’embrassent, mettant leur bouche l’une contre l’autre. Rebecca croit comprendre, pour elle il doit s’agir de la même chose qu’un ami, du genre de ceux que son fournisseur Internet a très bien choisi. Kyle doit encore une fois lui expliquer la réalité, à savoir qu’à l’école publique, on choisit ses amis, qu’hommes et femmes vivent ensemble et se rendent heureux ! Et c’est Rebecca qui estime que Kyle vient d’un endroit bizarre ?! Pour autant, elle essaierait bien ce truc, s’embrasser, et ferait même une rédac’ dessus. Malheureusement, Kyle ne sait pas vraiment comment faire, mais plutôt que de se documenter comme propose Rebecca, il pense qu’il suffit d’essayer deux ou trois fois jusqu’à ce qu’on le fasse bien. Et justement c’était super bien fait ! Du coup elle viendra au bal avec lui sans hésitation !

 

À force de trop regarder la télé, on la croit sur parole et les parents, prenant peur pour leur progéniture, préfèrent la séquestrer dans une prison dorée !

Avec tous les ouï-dire que l’on entend sur l’école, on peut comprendre que des parents aient peur. Pour autant, il serait déjà bon qu’ils aillent se faire leur propre opinion des choses par eux-mêmes avant de croire toutes les rumeurs et exagérations qui circulent. En effet, même si la réalité n’est pas toujours rose, loin s’en faut, il ne faut pas non plus tomber dans la panique et penser que l’école est un coupe-gorge, au risque de finir cloîtré chez soi et d’empêcher ses enfants de vivre et de sortir.

Et c’est bien ce qu’il se passe chez les Cotswolds, puisqu’à peine la mère apprend au père que Rebecca a eu une visite, que celui-ci pense que le concours d’orthographe était une très mauvaise idée. Certes ses enfants voulaient rencontrer d’autres gamins, mais pour le père ils ont ouvert une boîte de Pandore qu’il sera dur de fermer ! Quand Mark arrive à l’école publique, Mme Garrison annonce que ses parents s’inquiètent pour sa sécurité, raison pour laquelle il déambule dans une boule pour hamster. Cartman ne peut s’empêcher de lui demander s’il a la maladie de Travolta (il a le rôle principal dans le téléfilm The boy in the plastic bubble, où il joue un adolescent placé depuis sa naissance dans un environnement entièrement stérile à cause d’une grave maladie). Finalement, comme les parents ne peuvent rien faire pour éviter qu’on brutalise leur fils, ils vont le retirer de cette maudite école publique. Mark pourra tout de même aller au bal, mais son père viendra le chaperonner !

 

 

Antithèse en faveur du bien-être et de l’efficacité de l’auto-éducation

 

    Certes l’école est un passage indispensable, mais il ne faut pas se leurrer non plus sur ses difficultés !

    Bon nombre de parents envoient leurs enfants dans des écoles privées ou se chargent eux-mêmes des cours, estimant – à tort ou à raison – que l’environnement scolaire du publique n’est pas à la hauteur de leurs espérances. Non seulement le niveau n’est pas toujours là, mais ce qui inquiète le plus est plutôt la qualité des cours et surtout l’ambiance de travail. Si on ajoute à cela que l’école, enfin surtout la cour de récré, n’a pas forcément une bonne influence sur le comportement de ses enfants, on comprend bien la réaction de certains parents qui veulent le meilleur pour leurs enfants.

    Quand Mark demande à son père pourquoi il ne va pas à l’école avec les autres, son père lui explique que le public est autant inefficace que dangereux. Pour lui, l’école est une mauvaise chose, et il en veut pour preuve que sa femme et lui ont été scolarisés à domicile et qu’ils s’en sortent mieux que les autres dans la vie. Étant donné que Mark insiste pour essayer, rien qu’une semaine, son père veut bien l’envoyer à l’école publique. Au moins il découvrira par lui-même la violence et la perfidie qui y règnent. Heureusement que sa fille ne veut pas y aller, au moins un de ses enfants restera sain d’esprit ! C’est vrai qu’à peine Mark arrive à l’école que Mme Garrison demande aux autres enfants de ne pas être trop cruels avec lui, le ton est donc donné. À la récré, Craig et ses potes exigent qu’il sorte de sa boule pour hamster alors qu’il a promis à son père d’y rester. Stan ne peut rien faire pour lui. Butters tient sa revanche sur ses propres mauvais traitements : le scolarisé à domicile est sur leur territoire et s’il n’obéit pas à leurs lois, ils le scotcheront à un banc. Mark se demande pourquoi ils feraient ça, mais ce n’était pas des paroles en l’air ! Butters se marre : ça apprendra au petit bleu M. Je sais tout à venir frimer dans leur classe ! Il est évident que Mark n’est pas dans son monde. Quand Stan et Cartman s’engueule et se traitent de tous les noms, il est surpris d’apprendre qu’ils ne sont pas ennemis mais amis, trouvant ça curieux de voir des copains s’insulter et se battre ! Idem avec Pip, qui n’est le pote de personne : Stan lui demande de dire « s’il te plaît, tape-moi », mais il se doute que s’il dit ça Stan va le taper ; il rectifie, c’est si Pip ne le dit pas qu’il va le cogner, sinon il sera cool. Pip s’exécute et bien sûr se fait taper. Encore une fois, tout ceci est bizarre : les enfants semblent aimer et détester en même temps Pip ! À midi, Mark demande s’il peut s’asseoir à la table de Stan, qui lui répond pourquoi, s’il n’y a pas de place ailleurs ! Encore une fois, Kyle et Stan s’insultent et se moquent l’un de l’autre. Stan explique enfin qu’ils sont amis, mais qu’entre mecs on se vanne tout le temps. Mark analyse cela comme un marquage du territoire pour établir son rang social. Quand Craig passe et l’insulte, Mark lui renvoie que « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, et le train de votre mépris glisse sur les rails de mon indifférence ! », genre de chose à ne pas dire. Du coup il se retrouve à nouveau ligoté sur un banc. Kyle pense qu’il aura du mal à se faire à l’école publique. D’ailleurs, ses parents s’inquiètent de ne pas le voir rentrer de l’école. Son père se demande bien ce que lui ont fait ces voyous, et la réponse est devant lui : son fils est encore scotché à un banc. Il ignore pourquoi, ça n’a absolument aucun sens, mais pour son père c’est toujours comme ça dans les écoles publiques. Par la suite, il suffira que Mark pète la gueule de Kyle, lui mettant une sérieuse branlée, pour que tout le monde le trouve cool et se l’arrache comme copain. Il est définitivement intégré, d’autant plus qu’il a assimilé le vocabulaire scolaire comme « tête de nœud » ou « pauvre naze ».

 

    Que celui qui n’a jamais rêvé d’apprendre en restant chez soi jette la première pierre, même si de toute façon il ne serait pas cru !

    Pour un enfant, apprendre à domicile est le paradis sur Terre, puisqu’on joint l’utile de s’éduquer à l’agréable de rester chez soi et de gérer son emploi du temps. Même pour les parents c’est le bonheur : on partage plus de temps avec ses enfants, on les instruit en complément de l’éducation qu’on leur donne. Le plus gros avantage de la scolarisation à domicile est surtout d’avancer à son rythme, selon ses difficultés, avec toute la patience nécessaire pour que l’enfant comprenne bien ce qu’on lui demande et qu’il y réponde au mieux, sans pression du groupe.

    Mark explique aux enfants que ses profs sont ses parents, qu’il n’a pas besoin d’aller à l’école. Cartman hallucine et n’aurait jamais cru ça possible, pour lui c’était un rêve inaccessible, mais l’école chez soi c’est enfin être libre ! La preuve, quand Mme Garrison demande de quel pays venait Christophe Colomb, elle lui dit qu’il est inutile de lever la main et le traite de gros lard. Là ça suffit : Cartman en a ras-le-bol de cette classe où on le ridiculise et veut se scolariser à domicile. Il laisse les humiliations de l’école publique derrière lui, emmerde tout le monde, et rentre à sa maison se scolariser. Mme Garrison espère bien que ce soit pour toujours. En tout cas Cartman est dix fois pour : larvant dans son lit en grignotant et matant Terrance et Philip, il dit à sa mère de lui laisser le bouquin de math, il y touchera plus tard. Avec un brin de chauffage en plus, il n’y a pas à dire, l’école à domicile, c’est cool !

 

    Contrairement à ce qu’on pourrait penser à prime abord, apprendre à domicile permet de meilleurs résultats !

    La scolarisation à domicile a beaucoup évolué ces dernières années, et la pédagogie est à présent très adaptée à ce cadre quelque peu spécifique. Les manuels permettent à tous les parents, quel que soit leur niveau, de bien dispenser les cours et surtout facilitent la correction de tous types d’exercices. Au-delà de cela, comme on peut adapter l’emploi du temps au rythme particulier de son enfant, certains apprennent vite, plutôt le matin, d’autres mettent plus de temps et ont besoin de grandes pauses, l’élève peut mieux se concentrer au lieu de subir un tempo qui n’est pas le sien et le fatigue ou l’agite.

    Le premier concurrent du concours d’orthographe est Mark. Son mot est « Consciencieux » et il l’épelle très bien, alors que Cartman ne connaît même pas ce mot de merde. Justement il est le suivant avec le mot « Gâteau ». Il en demande la définition, de quelle langue est ce mot et même de l’utiliser dans une phrase, attendant que son singe batteur lui donne rythmiquement la réponse. Il se plante lamentablement avec son G.A.T.O.T., s’excite sur le jury parce qu’il juge qu’il a des mots difficiles puis s’en prend à son singe de merde. Alors qu’il ne reste que trois finalistes, Rebecca épelle correctement « Littoral ». S’en suit Kyle, avec le mot « Kroxeldyphivic ». La définition en est « Se dit d’une chose qui concerne ou est transmise par le kroxeldif » et dans une phrase cela donne « Kroxeldyphivic est très difficile à épeler ». Il commence par un C et se plante lui aussi, mais sûr un mot impossible. Jimbo, qui avait parié sur lui car en orthographe les juifs sont forts, l’engueule car il paume 50 $ par sa faute et a bien envie de lui démolir la gueule. La mairesse félicite Mark et Rebecca et les reconnaît comme la fine fleur de South Park. Stan aussi trouve que les deux qui sont scolarisés à domicile sont balèzes ! Quand Mme Garrison demande à quelle date Christophe Colomb a découvert l’Amérique, Cartman est énervé qu’on ne l’interroge jamais, mais c’est simplement parce que cette pauvre tâche ne connaît jamais la bonne réponse. Mark répond quant à lui que la date est 1492, mais précise que l’Amérique eut d’autres découvreurs, tels les Vikings et les Indiens. Mme Garrison est impressionnée : son niveau est excellent, de quoi faire redoubler tous ces petits cons !

 

Synthèse

 

    Comme bon nombre de structures qui concentrent l’air du temps, l’école, son personnel et ses élèves sont le reflet de la société !

    Il est toujours plus facile de blâmer le dernier chaînon d’un long processus, mais c’est critiquer l’arbre qui cache la forêt. Tout comme la société refoule certains phénomènes pour mieux oublier que c’est elle qui les a engendrés, on a vite fait d’accuser l’école et la jeunesse sans trop se poser les vraies questions concernant les objectifs éducatifs et instructifs à court/moyen/long terme et les moyens qu’on y alloue pour réussir. Mais si l’on veut que l’école change, il faudra aussi réfléchir en amont sur ce qui doit évoluer dans la société en général.

    Puisque Mark tient tant à retourner à l’école publique, il est temps que son père ait une discussion avec les pères des autres enfants. Au bar, il attire l’attention des pères sur le fait que son fils Mark a été molesté à l’école par leurs fils. Il demande donc aux pères de dire à leurs fils que ce qu’ils font est mal et qu’ils ne doivent plus ennuyer Mark. Pour le père de Stan le problème est plus délicat puisqu’on ne peut contrôler tout ce qu’ils font à l’école. Mieux vaut donc qu’ils se débrouillent seuls ! M. Cotswolds n’est pas du tout d’accord, mais Jimbo lui propose une bière pour briser la glace, même s’il l’appelle M. Cassedalle. En fait, il a horreur de la bière, il n’aime que les vins cuits. C’en est trop, les pères le ligotent sur un banc du bar et s’en vont. À l’école, Craig explique son plan à ses potes : au bal, sans se faire repérer, dès que les adultes auront le dos tourné, ils coinceront le nouveau, et le scotcheront au pied du drapeau. Butters lance le mouvement pour aller acheter un gros rouleau de scotch. Juste après, au même endroit, Jimbo explique son plan à ses potes : au bal, ils s’engageront tous comme chaperons. En effet, M. Gasoil a prévu de venir aussi et dès qu’ils le verront, ils le choperont et le scotcheront au pied du drapeau. Jimbo lance le mouvement pour aller acheter un gros rouleau de scotch !

 

    Il est bien connu que plus on maintient dans un extrême, plus on partira dans le sens opposé le jour où la bride sera relâchée/brisée !

    Parce que l’enfance est l’âge où l’on teste les limites et où l’on cherche à explorer les possibilités de son monde, certains parents pensent qu’il vaut mieux protéger ses enfants contre les tentations et le mal extérieurs. Toutefois, curieux de nature et Rebelles que nous sommes, il existera toujours une part de nous-mêmes que l’on ne pourra contrôler et qui cherchera à expérimenter ce qui est montré du doigt, pas forcément rien que pour embêter les grands, mais aussi et surtout pour savoir par soi-même de quoi il retourne concrètement !

    Au bar, M. Cotswolds se plaint auprès du père de Kyle que son fils harcèle sa fille et il le somme de lui demander d’arrêter ça ! Cependant, pour le père de Kyle son fils découvre simplement l’amour et peut-être Rebecca aussi, et il trouve que c’est important qu’ils connaissent ça. Pour M. Cotswolds il en va tout autrement : sa fille n’a que huit ans, que peut-elle apprendre sur l’amour ? Le père de Stan intervient, estimant qu’il ne vaut mieux pas attendre qu’elle soit adolescente et qu’elle découvre tout en même temps. M. Cotswolds s’emporte : il ne donne pas de leçon d’éducation aux autres pères (quoique !), donc ils ne doivent pas lui en donner ! Au bal, alors que Mark arrive et que Craig lance l’opération scotchage au drapeau, Butters remarque que Rebecca débarque, aguicheuse comme jamais, et la trouve méga bonne dans sa tenue sexy ! Elle invite le beau brun de Token à se voir plus tard, lui pinçant les fesses au passage, puis propose à Kyle de s’envoyer en l’air. Son frère hallucine, lui demandant des comptes ! Mais Rebecca ne fait que s’éclater, ventousant Pip ! Mark la juge folle, elle ne se contrôle plus ! Il s’en prend alors à Kyle, responsable à ses yeux de ce que sa sœur est devenue. Mais finalement, après avoir claqué la gueule de Kyle, il montre à son père ce qu’il est advenu de sa fille : à force de lui avoir caché la sexualité, elle est devenue une vraie pute, ce que confirme Butters !

 

    La vie est loin d’être un long fleuve tranquille, mais plus on apprend tôt à nager dans le courant, mieux on s’en sortira par la suite !

    La socialisation se construit dès le plus jeune âge en étant au contact des Autres, et cette étape est importante pour l’insertion sociale du jeune amené à devenir un adulte Citoyen ! L’école est justement un endroit où l’on est confronté aux Autres, où l’on apprend que la vie en société n’est pas toujours évidente mais quelle vaut la peine d’être vécue ! Si cet apprentissage se fait tôt, encadré par des adultes et favorisé par la transmission entre enfants, le jeune aura expérimenté les relations sociales à un âge où les conséquences de ses actes ne sont pas trop graves et sera donc rôdé pour se frotter au niveau supérieur, la société dans sa globalité !

    Le soir du bal, les parents Cotswolds sont très inquiets. Le père débarque, coupe le jus de la sono et recherche ses enfants pour les emmener loin de ce lieu de perdition ! Mark se saisit alors du micro sur scène et rassure son père. Il ajoute ensuite que l’école publique a peut-être un moins bon niveau, mais c’est le meilleur endroit pour apprendre à vivre en société : ce qui ne s’étudie dans aucun livre s’apprend avec les Autres, à la récré, à la cafet’... ! Bien sûr ses parents ne veulent que les protéger lui et sa sœur afin qu’il ne leur arrive rien de mal, mais ça arrivera tôt ou tard, et ils devront s’en sortir seuls. Donc autant apprendre à y faire face dès maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ! Son père admet et comprend ce qu’il veut dire : si c’est ce qu’ils veulent, Mark et Rebecca iront à l’école publique !

 

 

Conclusion :

 

 

Voyez, on se couchera moins bête car on a appris un truc aujourd’hui : l’école est autant un lieu d’instruction des connaissances que d’éducation au vivre ensemble !

On peut reprocher beaucoup de choses à l’école publique, notamment son niveau pas toujours à la hauteur, mais il faut reconnaître qu’elle reste le meilleur endroit pour se socialiser, c’est-à-dire aller à la rencontre des Autres et apprendre à vivre avec eux dans une microsociété. Certes nos enfants vont apprendre des Autres des choses qu’on préférerait qu’ils ignorent ou que l’on souhaite leur enseigner en tant que parents avec le discours adéquat, mais il est important qu’ils apprennent également par eux-mêmes au contact de ceux de leur âge.

 

Plutôt que d’élever ses enfants dans une bulle à l’abri du monde sauvage extérieur, il est crucial au contraire qu’ils s’y frottent et s’y piquent le plus tôt possible afin qu’ils développent leurs propres défenses pour être armés dans la vie ! Au-delà de ça, le contact avec les Autres permet de définir sa personnalité en fonction des multiples influences reçues, chacun choisissant ensuite ses amis et ses "ennemis".

Commenter cet article